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Sud Energie
Assassinat de notre camarade Clément, de SUD Etudiants PDF Imprimer Envoyer
Écrit par sudenergie   
Dimanche, 09 Juin 2013 02:34

 

Communiqué Solidaires publié par le Bureau national de la Fédération SUD Energie
 
Paris le 6 juin 2013
 
 
Un militant syndicaliste et antifasciste
 
tué à Paris par l’extrême-droite !
 

 

Le mercredi 5 juin 2013, en sortant d’un magasin de vêtements, près de la gare Saint-Lazare, notre camarade Clément, syndicaliste à Solidaires Etudiant-e-s et militant à l’Action Antifasciste Paris-Banlieue a été battu à mort par des membres de l’extrême droite. La mort de notre camarade s’inscrit dans le contexte de la progression d’un mouvement fasciste violent en France et ailleurs en Europe. Clément est en état de mort cérébrale des suites de ses blessures à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. 

Sa perte nous accable. Notre douleur et notre colère sont encore aggravées par la certitude que nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui, militant-e-s antifacistes, personnes exposées à l’homophobie et/ou au racisme, auraient pu et peuvent encore en être victimes. 

Aujourd’hui, toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches et à ses camarades de Solidaires Etudiant-e-s à qui nous exprimons toute notre solidarité. 

Cet acte odieux est inséparable de la multiplication des agressions racistes, homophobes par des militants d’extrême droite ces derniers mois et de l’installation d’un climat de haine entretenu par des discours politiques stigmatisant qui ne sont pas l’exclusivité du Front national et des groupuscules fascistes.. 

Au-delà des suites policières et judiciaires, l’heure est au renforcement de la mobilisation antifasciste. Avec Solidaires Etudiant-e-s, l’Union syndicale Solidaires appelle toutes celles et ceux qui condamnent cet acte odieux et refusent de laisser s’installer la vermine d’extrême droite à participer massivement aux nombreux rassemblements organisés aujourd’hui et dans les jours qui viennent, à Paris et dans les départements, notamment à celui de ce soir jeudi 6 juin à partir de 17 h devant le passage du Havre, métro Saint Lazare et à rejoindre ensuite celui de Saint Michel à 18 H 30. 

 

Mise à jour le Dimanche, 09 Juin 2013 02:42
 
Communiqué : rencontre avec le ministère sur la question de la sous-traitance à EDF PDF Imprimer Envoyer
Écrit par sudenergie   
Dimanche, 26 Mai 2013 19:32

Devant le refus obstiné de la Direction de la Centrale Nucléaire de Belleville d'embaucher des salariés de la sous-traitance en situation de prêt illicite de main-doeuvre, de marchandage et de travail dissimulé, notre fédération syndicale SUD Energie a sollicité une rencontre avec notre ministère de tutelle, le ministère de l'Écologie, de l'Énergie et du Développement durable. Nous avons été reçus jeudi 23 mai par sa directrice de cabinet, sur la question plus générale de la sous-traitance à EDF.

Nous lui avons décrit la situation de très nombreux salariés sous-traitants, travaillant pour la plupart depuis des années, voire des décennies à EDF, dans une situation de précarité absolue : ils sont menacés de licenciement à chaque renouvellement d'appel d'offre, ont souvent des salaires bien inférieurs aux grilles d'EDF, des conditions de travail très difficiles (horaires fragmentés et décalés, exposition aux risques notamment nucléaires, etc.), sont privés de fait de tout droit syndical, sont isolés, mal considérés.

Il s'agit de postes pérennes, qui étaient auparavant assurés par des salariés d'EDF.

Cette sous-traitance, qui s'est développée à EDF comme dans la plupart des grands groupes,  n'a d'autre objectif, pour les entreprises donneuses d'ordre, que de disposer d'une main d'oeuvre précaire, donc soumise et jetable, exclue du statut des IEG ou des conventions collectives, et de se dédouaner de leurs responsabilités sociales, aux dépens des conditions de travail et de santé des salariés et de la sûreté des installations.

Les engagements éthiques d'EDF vis-à-vis de ces salariés sous-traitants, pris au travers d'accords « pour une sous-traitance socialement responsable », sont une triste farce.

Quelques exemples suffisent à illustrer l'absence de contenu de ces engagements :
Des femmes de ménage, présentes depuis 30 à 35 ans sur le même site, travaillant six heures par jours de 6h à 9h puis de 17h à 20h, pour 800€ par mois, soit même pas un SMIC mensuel, ne pouvant s'arrêter en cas de maladie car elles se verraient appliquer des jours de carence, obligées de travailler bien après 62 ans.
Des gardiens,  dont 15% d'entre eux sont susceptibles de ne pas être repris à chaque appel d'offre car trop vieux, trop malades, « trop bien » payés (avec des payes inférieures à 1500€/mois), trop proches des syndicats, l'entreprise remportant l'appel d'offre pouvant faire son marché comme sur une foire aux esclaves.
Ce technicien en téléphonie, travaillant sur un même site EDF depuis 9 ans, obligé de faire intervenir l'inspection du travail pour empêcher une mutation forcée suite à son élection comme délégué du personnel, puis licencié et réintégré après nouvelle intervention de l'inspection du travail, puis à nouveau muté, aujourd'hui en dépression.   
Ces prestataires du nucléaire, baladés de centrales en centrales, exposés aux radiations, et ne disposant pourtant ni de garanties d'emploi, ni d'un suivi médical suffisant. Ces 15% de salariés cumulent 80% de la dosimétrie totale de l'industrie nucléaire française.
Ces assistantes, isolées et menacées après avoir demandé leur intégration à EDF, pourtant soutenues par l'inspection du travail.
Tous ces salariés menacés pour avoir osé parler à des syndicalistes ou pour avoir dénoncé des dysfonctionnements dans les centrales nucléaires.

La liste est sans fin.

Nous avons demandé au ministère de l'Écologie, de l'Énergie et du Développement durable d'intervenir en tant que ministère de Tutelle et en tant qu'actionnaire d'EDF à près de 85%, pour que cessent ces situations indignes, ces entorses permanentes au droit du travail en toute impunité, cette irresponsabilité sociale d'EDF vis-à-vis de ces sous-traitants.

Nous lui avons demandé d'intervenir pour que soient embauchés les salariés faisant l'objet de prêt de main-d'oeuvre et délit de marchandage caractérisés.
Plus généralement, nous lui avons demandé de faire mener par des instances indépendantes de la Direction, par exemple l'ASN, un audit sur les situations de sous-traitance à EDF, dans l'objectif de demander la réinternalisation de tous les métiers dont l'externalisation n'a pas de justification technique.

Au-delà de la situation d'EDF, nous appelons le Gouvernement à prendre la mesure de cette machine à broyer les salariés qu'est la sous-traitance, et de faire évoluer la loi pour éviter de telles dérives.
Des solutions existent et méritent d'être débattues :
-        imposer par la loi une embauche des sous-traitants qui le souhaitent occupant des postes pérennes dans l'entreprise ;
-        donner un droit de veto des comités d'entreprise sur les décisions d'externalisation ;
-        donner aux salariés sous-traitant les mêmes droits que les salariés des entreprises donneuses d'ordre : droits liés aux conventions collectives et accords des entreprises donneuses d'ordre, droit syndical, accès aux activités sociales des CE, etc.
-        imposer une reprise de tout le personnel qui le souhaite par la nouvelle entreprise en cas de changement de contrat ;
-        interdire les niveaux multiples de sous-traitance
-        remplacer l'obligation de non ingérence par un partage des responsabilités entre prestataire et donneur d'ordre en cas d'écart à la loi (en matière de droit du travail, accidents, etc.), et obligation pour le donneur d'ordre d'embaucher un salarié sous-traitant dont l'employeur n'aurait pas respecté ses droits.

Nous avons reçu de la part du ministère une écoute de qualité,  la Directrice de cabinet se disant très surprise de la situation décrite. Nous espérons que cette prise de conscience sera suivie d'effet, que l'Etat assumera son rôle d'actionnaire principal et que les salariés de la sous-traitance pourront être embauchés par EDF pour que cesse cette situation inacceptable socialement.

Mise à jour le Dimanche, 26 Mai 2013 19:41
 
communiqué : rassemblement devant le ministère de l'énergie, réponses à la presse PDF Imprimer Envoyer
Écrit par sudenergie   
Mardi, 21 Mai 2013 04:11

Soutien aux salariés prestataires en lutte au sein d'EDF

 

Jeudi 23 mai, à 12h30, rassemblement devant le ministère de l'Énergie.


246 boulevard Saint-Germain à Paris 7e

 

Nous manifesterons à cette occasion notre soutien aux salarié-e-s, prestataires précaires en lutte au sein d'EDF. Comme pour beaucoup de sous-traitants de l'énergie, ces salarié-e-s sont en situation de prêt illicite de main-d'oeuvre, de marchandage et de travail dissimulé.

Nous appelons toutes les organisations du monde politique, syndical et associatif, à venir soutenir la juste cause de ceux qui se battent.
Avant le rassemblement, une délégation sera reçue par le cabinet de la ministre D. BATHO.

Pour toute question quant à l'organisation et aux prises de parole : Jérôme Schmitt au 06 32 80 98 93

 

Voir le communiqué que nous avons fait sur le sujet «Travail dissimulé, délit de marchandage et prêt illicite de main-d'oeuvre»

Mise à jour le Mardi, 21 Mai 2013 04:34
 
Communiqué Sud Energie : Travail dissimulé, délit de marchandage et prêt illicite de main-d'oeuvre PDF Imprimer Envoyer
Écrit par sudenergie   
Mardi, 21 Mai 2013 00:06

Alors que l'on commémore l'abolition de l'esclavage, ces termes infamants, à la consonance négrière, qu'on croirait ressurgis des périodes les plus sombres de notre histoire, devraient couvrir de honte la direction d'EDF, elle qui aime tant se faire passer aux yeux des médias et de l'opinion pour une entreprise modèle :  c'est pourtant en ces termes là que l'Autorité de Sûreté Nucléaire a qualifié et remis deux procès verbaux au Procureur de la République dans l'affaire qui oppose maintenant des prestataires du nucléaire et SUD énergie à la direction d'EDF SA.

Depuis le lancement des procédures au pénal et devant les prud'hommes, ces salariés ont été isolés de leurs collègues, privés d'une partie de leur travail.

Un sournois processus de déclassement de l'individu a été enclenché : tout d'abord changement de ton, plus martial et surtout méprisant, petites brimades minables, contraintes nouvelles, exclusion du collectif, culpabilisation, volonté manifeste d'humilier . Il s'agit bien en l'espèce de harcèlement moral.

L'acharnement de la direction d'EDF contre ces mêmes salariés, provient sans aucun doute, de leur appartenance à SUD Energie, syndicat frappé d'hérésie. Ces gueux ont eu l'impudence de les attaquer au pénal, et là n'est pas leur seul crime de lèse-majesté.

Sous son talon de fer, le trust de l'énergie entend bien écraser toute velléité contraire à sa politique aberrante et indigne de réduction des coûts (et des têtes).

En ce moment même, ces salariés prestataires sont en grève pour une durée illimitée, ils (elles) réclament simplement l'application du droit.

Il est cruellement injuste pour ces personnes, de devoir envisager la perte de leur emploi en raison d'une infraction pénale commise par l'employeur direct et par la société EDF. D'autant que les postes occupés demeurent indispensables et nécessiteront des remplacements par d'autres salariés précaires.

SUD énergie organisera dans les prochains jours, une conférence de presse à laquelle vous serez conviés.

 

Contact presse:
Jérôme SCHMITT                    06 32 80 98 93
Laurent DUBOST                   06 49 65 37 49

Mise à jour le Mardi, 21 Mai 2013 00:13
 
Communiqué de soutien aux médecins du travail sanctionnés PDF Imprimer Envoyer
Écrit par sudenergie   
Mardi, 14 Mai 2013 19:41

La fédération syndicale SUD ENERGIE apporte son soutien inconditionnel aux trois médecins du travail, les docteurs HUEZ, BERNERON et DELPUECH, faisant l’objet d’une procédure disciplinaire suite à une plainte déposée par EDF et un de ses sous-traitants. Il leur est reproché d’avoir rédigé des certificats et courriers attestant d’un lien entre l’état de santé de salariés et leur situation professionnelle.

La démarche de ces employeurs vise à museler des médecins du travail, et à se dédouaner de leur obligation de protéger la santé physique et mentale des travailleurs.

L’idée que la souffrance au travail est une question de santé publique est reconnue par de plus en plus de spécialistes et d’acteurs du secteur.

En tant qu’organisation syndicale, nous sommes régulièrement sollicités par des travailleurs en grande souffrance. Le lien entre ces situations parfois dramatiques et l’organisation du travail à laquelle ces travailleurs sont soumis est souvent évident. Pourtant, l’employeur n’est presque jamais inquiété, en dépit de l’esprit de la loi qui lui impose une responsabilité en matière de protection de la santé physique et mentale des salariés.

Le médecin du travail a un rôle évident à jouer pour alerter l’employeur sur ces situations. Ces procédures disciplinaires constituent une difficulté supplémentaire pour rendre effective cette responsabilité des employeurs.

L’un des médecins mis en cause, le Dr Huez, faisait valoir régulièrement ce droit d’alerte auprès de l’employeur EDF à la centrale nucléaire de Chinon où il exerçait, centrale qui avait connu plusieurs cas de suicide. Les employeurs auraient bien sûr préféré que cette situation de
souffrance grave dans la Central reste tue.

SUD Energie condamne cette remise en cause de l’indépendance de la médecine du travail,
qui est simplement inadmissible.
                                 Paris, le 14 mai 2013                                  Fédération SUD Energie

Signez la petition de soutien aux médecin du travail

 

Télécharger le communiqué  au format pdf

Mise à jour le Jeudi, 16 Mai 2013 03:22
 
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