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Le salaire de M.Proglio reste indécent PDF Imprimer Envoyer
Écrit par sudenergie   
Vendredi, 22 Janvier 2010 00:10

Communiqué du 21 janvier 2010

Comme M.Mestralet, n°1 de GDF-Suez , avait renoncé à ses stock-options d’une valeur exorbitante l’hiver dernier devant l’émoi suscité, M. Proglio vient de renoncer à ses 450 000€ de rémunération pour ses 1H et 1H30 de présence par semaine – selon ses propres dires – au Conseil d’Administration de Véolia.

On ne peut bien sûr que s’en réjouir. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il reste que M.Proglio touchera 1,6 millions d’euros comme président d’EDF, soit une augmentation de 45% par rapport à la dernière rémunération de M.Gadonneix, qui lui-même avait presque triplé son salaire en 5 ans, passant de  460 000€ à 1,2 millions d’euros.

 

 

 

Dans une situation de crise économique où de plus en plus de citoyens n’arrivent plus à assurer leurs besoins essentiels, de telles rémunérations sont scandaleuses.

 

De plus, l’entreprise vient de traverser l’un des plus gros conflits sociaux de son histoire, dont l’un des axes de revendication était une répartition plus juste des richesses de l’entreprise, puisque pendant que les très hauts salaires explosent, le salaire de base des agents progresse chaque année moins vite que l’inflation, imposant à beaucoup de très petits salaires.

 

En outre, quand bien même un quelconque mérite pourrait justifier de pareilles sommes aux yeux de certains, qu’est-ce qui justifie que ces patrons se prennent pour des êtres exceptionnels ?

·        Contrairement aux footballeurs - n’en déplaise à Mme Parisot - ou aux plus grands scientifiques qui eux, ne touchent pas de pareils salaires, ces parons n’ont pas subi une sélection sans merci. Ils n’ont pas non plus été élus. Ils ont profité de leur réseau et ont été cooptés par une caste de dirigeants qui se partagent les sièges des conseils d’administration de la plupart des grandes entreprises ;

·        Ils n’ont pas créé leur entreprise, mais en ont « hérité » ;

·        Ils se sont ensuite bien souvent appliqués à la déconstruire. A EDF par exemple, le bilan de M. Gadonneix est largement contesté par tous. Pour les usagers comme pour les salariés, la situation ne cesse de se détériorer :  les prix ont augmenté, la qualité de service s’est nettement dégradée (augmentation des temps de coupure, multiplication des services payants, désorganisation …), les conditions de travail aussi, les emplois ont été supprimés, le climat social est devenu détestable, la sûreté et la sécurité du parc nucléaire commencent à poser problème …

Ils ne peuvent pas non plus invoquer un risque particulier lié à leur emploi, car ceux qui prennent des risques pour leur vie et leur santé sont les salariés au plus bas de l’échelle des rémunérations. Et ceux qui se font licencier pour faits de grève, sans aucune indemnité, sans parachute doré, sans reconversion garantie, gagnent également de petits salaires..

 

Une fois de plus, devant le tollé provoqué, le Gouvernement joue les offusqués…mais se garde bien de légiférer pour encadrer les salaires des dirigeants – même dans les entreprises où il est actionnaire très majoritaire – ou au moins pour les taxer de manière dissuasive.

 

SUD-Energie demande un encadrement des salaires des dirigeants, et une augmentation de 300 euros pour tous les salariés comme cela a été revendiqué durant le conflit social du printemps dernier.

 

Mise à jour le Vendredi, 22 Janvier 2010 00:14
 

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